Ce blog de poèmes a été supprimé par son auteure... puis réactivé aujourd'hui le 8/7/15. Même s'il ne s'adresse plus à présent qu'à un public comme toujours inconnu et non plus à un seul. Même si en ce qui me concerne il a raté son but -plus ou moins- il peut peut-être servir à d'autres..
Les monoptères
Les monoptères (ceux qui n'ont qu'une aile)
samedi 4 juillet 2015
GPA, c'est parti, yadubléalaclé, une impudente jurisprudence
Ce qui veut dire en clair : la Loi c'est la Loi, ça ne rigole pas, mais violez-là, pardon, contournez-la (avec du fric sisionpeut) et vous serez récompensé, soumettez-vous y, (si pas de fric ou trop légaliste) et on ne vous ratera pas, la Loi c'est la Loi, ça ne rigole pas, vous dis-je etc... Bon exemple pour l'avenir. Super jurisprudence.. imprudente et impudente. Qui veut dire dans les faits : vous ne pouvez acheter ou louer l'utérus d'une française, du moins en France, avec remise contractuelle du produit fini au terme de 9 mois... mais une métèque quelconque, thaï, russe, africaine, c'est sans problème, elles ont l'habitude de pondre et pois.. euh, et puis ! ce ne sont pas des gens comme "nous" n'est-ce pas ? et on vous inscrira le produit (je veux dire le machin.. le truc enfin le bébé vous avez compris ! comme s'il était vôtre, sans histoires : pour son bien !*)
* Mais le "machin", lorsqu'il aura 15 ans ou avant car il les aura ! ne s'étonnera-t-il pas d'être né en quelque sorte de l'immaculée conception de deux hommes ? ou deux femmes? ou trouvé dans un chou? Son bien ? Que pourra penser de ses "parents" un enfant lorsqu'il saura avoir été acheté, sachant que sa mère a été contrainte de louer son utérus, son corps à ceux-ci et en avoir été dépossédée dès le job fini, dès sa sortie d'elle? Grossesse, un job? Ça promet des lendemains qui chantent et je souhaite franchement qu'ils en bavent un max, ce qui arrivera. Déjà dans un cas "normal" si l'on peut dire, des parents de deux sexes différents, amoureux, procréation voulue sous la couette et réussie au quart de tour... enfin tout bien comme il faut... les ado sont souvent insupportables et vous cherchent des poux sur un œuf, mais alors là, ils auront du blé à moudre.
jeudi 2 juillet 2015
Je te prie d'excuser ces moment de.. disons de crise [ndlr, les poèmes, qui ont été supprimés] un relâchement
dont à présent j'ai honte [compte tenu en effet de ce qui s'est passé entre
nous].. d'autant plus inexcusable que toi comme moi avons "refait"
nos vies [pas tout à fait en ce qui me concerne (ou d'une curieuse manière),
j'en suis incapable et, contrairement à ce que je pensais, ça n'a rien à
voir avec toi*. A présent je pallie l'angoisse de la conjugalité (c'est à dire de
l'abandon : je n'ai connu que cela, soit parce que j'ai choisi ou été
choisie par de "mauvais" partenaires, soit parce que je l'ai suscité
par mon emportement passionné, relié.. justement à mon angoisse de l'abandon !
cercle vicieux cf "un amour de Swann") qui demeure prégnante, par
le nombre, (tous ne vont pas me lâcher en même temps quand même !) bien qu'un
seul soit essentiel] ..ces délires qui t'ont fait du mal, car je pensais ou voulais
penser (!) d'une manière fort peu rationnelle et raisonnable que tout pouvait
peut-être recommencer ou du moins que nous pourrions trouver un statut quo QUI
NE FASSE DE MAL À PERSONNE** : des relations épisodiques, en quelque sorte
virtuelles, discrètes mais régulières afin que la rupture ne soit pas trop réelle,
pour faire "comme si"... jusqu'à ce que, soit ça se délite tout seul
mais en douceur, soit par miracle, ça se recolle. J'ai bien vu à te lire [ndlr, la réponse était que cela l'émouvait beaucoup mais que ce n'était pas les mots qu'il fallait dire et que je n'avais aucune conscience du mal que je lui avais fait] que ce
n'était ni possible ni de fait (pour toi donc pour moi) souhaitable. [A ma décharge j'y avais été encouragée parce que que TU M'AVAIS
PROPOSÉ DE VENIR (non pour revoir le pays, ce que j'aurais tout à fait compris,
mais POUR MOI, ce que j'avais refusé : l'angoisse de la conjugalité, toujours,
qui vaut même pour toi ! Par contre, avec ta compagne, ça aurait pu.) ]
JE N'AI D'AILLEURS TOUJOURS PAS COMPRIS CE DÉSIR DE ME REVOIR.. associé à cette fin de non recevoir de mes poèmes.. qui plus ou moins s'y raccrochaient ! Versatilité? Pitié ? Ou.. Pire? Ces poèmes ont en quelque sorte joué le rôle de TEST VIRTUEL, comme des plans en 3 d sur l'ordi avant la construction irrattrapable : imagine ce qui se serait passé si ça avait été in vivo. C'est facile : c'est exactement ce qui est arrivé à Tonnerre lors de notre.. première et dernière nuit amoureuse => ta fuite aussitôt et sans appel… [ndlr, il devait revenir le surlendemain ou le lendemain] et puis, comme si tu me mettais à l'épreuve, le silence (refus de répondre à mes appels) de plusieurs jours suivi de ton agressivité (lorsque j'ai enfin réussi à te joindre ou plus exactement lorsque tu t'es décidé à décrocher)… reliés à ? ta peur du sexe***, de t’être abandonné, de t'être laissé aller.]
JE N'AI D'AILLEURS TOUJOURS PAS COMPRIS CE DÉSIR DE ME REVOIR.. associé à cette fin de non recevoir de mes poèmes.. qui plus ou moins s'y raccrochaient ! Versatilité? Pitié ? Ou.. Pire? Ces poèmes ont en quelque sorte joué le rôle de TEST VIRTUEL, comme des plans en 3 d sur l'ordi avant la construction irrattrapable : imagine ce qui se serait passé si ça avait été in vivo. C'est facile : c'est exactement ce qui est arrivé à Tonnerre lors de notre.. première et dernière nuit amoureuse => ta fuite aussitôt et sans appel… [ndlr, il devait revenir le surlendemain ou le lendemain] et puis, comme si tu me mettais à l'épreuve, le silence (refus de répondre à mes appels) de plusieurs jours suivi de ton agressivité (lorsque j'ai enfin réussi à te joindre ou plus exactement lorsque tu t'es décidé à décrocher)… reliés à ? ta peur du sexe***, de t’être abandonné, de t'être laissé aller.]
Je pense donc qu'il vaut mieux divorcer, cela évitera de tels
débordements de ma part car symboliquement, tant que nous demeurons, même
formellement, mari et femme, ou du moins que nous aurons ou que J'aurai
tendance à le croire même si ce n'est plus le cas, une rechute reste possible.
Peux-tu t'en charger? Merci. Tu sais mon horreur des papiers. Merci beaucoup. Bien
cordialement. HL
Ne t'inquiète pas pour moi ! malgré tout, j'ai de la ressource, beaucoup, et, passé la peine [intense ++ il est vrai tant je m'y étais crue.. mais provisoire] j'ai vite donné un coup de pied au fond de la piscine et remonté à toute allure à la surface. Merci encore pour tout. Salutations à ta petite Shtroumfette avec laquelle je te souhaite beaucoup de bonheur.
* Ça sert d'avoir un psy à demeure -presque- non ?!
** C'est David qui m'a encouragée à t'écrire, me voyant mal, nostalgique, voyant surtout que c'est toi que j'avais spontanément appelé quand mon bridge a lâché, plus de dents d’un coup, l'horreur ! Il savait le résultat (et me l'a avoué avant-hier) et que ça me guérirait : MAIS IL FALLAIT QUE JE LE VOIE PAR MOI-MÊME. Cruel, même pour lui, car il courrait un risque (selon lui minime)… mais efficace, et finalement la douleur, (peu après) a été bénéfique, la preuve, je vais mieux. L'allégorie de la Caverne.
** C'est David qui m'a encouragée à t'écrire, me voyant mal, nostalgique, voyant surtout que c'est toi que j'avais spontanément appelé quand mon bridge a lâché, plus de dents d’un coup, l'horreur ! Il savait le résultat (et me l'a avoué avant-hier) et que ça me guérirait : MAIS IL FALLAIT QUE JE LE VOIE PAR MOI-MÊME. Cruel, même pour lui, car il courrait un risque (selon lui minime)… mais efficace, et finalement la douleur, (peu après) a été bénéfique, la preuve, je vais mieux. L'allégorie de la Caverne.
*** Un syndrome paraît-il banal (voir "Le serpent à plumes" ou "Le donjuanisme", Kierkegaard) : des hommes -parfois des mystiques- peu sensualisés voire indécis sexuels ou affectés d'une culpabilité sous jacente par rapport au sexe et/ou aux femmes.. qui ne supportent pas ou mal leur fémélitude, leur jouissance, fuyant celle qui s'est laissée "aller" (avec colère si elle insiste). Cas d'école à Tonnerre, selon David : c'est justement après cette nuit-là que tu es parti sans plus donner de nouvelles. (C'est pourquoi le traumatisme chez moi car à cela je ne m'attendais pas du tout.) Ces hommes sont parfois des Dom Juan, ils font tout pour séduire (donc, in fine faire jouir, forcément) mais rejettent ensuite celles qui ont "marché". Car ce qu'ils veulent, c'est la "victoire" (l'acte amoureux pour eux est un rapport de force : une fois acquise, la "vaincue" -celle qui a déliré dans leurs bras- ne les intéresse plus.. ils la jettent d'une manière ou d'une autre -parfois sous prétexte d'exigences impossibles à soutenir, ou au contraire symboliques- en s'arrangeant toujours pour que ce soit de sa faute.)
A Tonnerre, pour la 1ere fois, [....] J'ai eu l'impression que c'était plus ou moins ce que tu
attendais depuis des années. Gagné. => Bon vent.
Car j'ai un peu perdu ma candeur depuis que je baguenaude
occasionnellement => les mecs sont souvent ainsi. J'ai en ce moment un
"fervent", d'habitude très comme il faut, fleurs, cafés chics,
cadeaux etc.. qui m'a fait une (petite) vacherie au
téléphone. Je l'ai aussitôt black boulé sans appel... J'y pense parce qu'en ce
moment même, il tente de m'appeler !! et il est en train d'user ma batterie. Il
en est à son ? nième coup de fil, plus messages d'excuses. Il s'abaisse? Non,
pas vraiment. Il cherche juste à rattraper le coup. Avant, j'aurais peut être
fondu. Plus maintenant. J'ai compris : il voulait se démarquer des
autres, montrer que LUI pouvait se permettre (de m'humilier*.) Pas les autres.
Qu'il est le "préféré". Si je lui pardonne, si je "cède" à
ses instances désespérées, (comédie? Je ne sais pas) il recommencera. Il a
juste visé trop haut, il s'est dit que ça pouvait passer, avec éventuellement
un bouquet par inter flora aucazou. C’est le principe du Dom Juan [...]. mais de toutes façons, serait-il autre que je n'aurais pas davantage cédé. Je vais ouvrir la boîte de réception je
sais ce que je vais trouver, des excuses, longues, émouvantes, une auto
flagellation comme ils font souvent... Des professions de foi de respect (!) d’adoration
etc.. à la mesure de l'humiliation qu'il m'a infligée. Mais si je n'avais pas relevé l'insulte, il ne m'appellerait plus ou peu, m'imposant par exemple ses horaires etc. À présent, c'est quand je veux
comme je veux.. sauf que je ne veux plus.
Maso, ils sont. Il croit que je veux me venger, pas du tout, juste je n'en veux plus c'est tout, je ne lui ai jamais rien promis et.. le rapport bénéfices-ennuis avec lui étant à présent très fortement déficitaire, je vaux mieux que ça, "out" et sans regrets.
Maso, ils sont. Il croit que je veux me venger, pas du tout, juste je n'en veux plus c'est tout, je ne lui ai jamais rien promis et.. le rapport bénéfices-ennuis avec lui étant à présent très fortement déficitaire, je vaux mieux que ça, "out" et sans regrets.
*Il m'a -en quelque sorte- je n'ai pas envie d'entrer dans les détails, parlé -soft, au téléphone!- de pipe et d'avaler. J'ai immédiatement eu un spasme d'estomac et clic, fin de l'histoire. Depuis, 4 bouquets, (j'aurais préféré les sous, mais de toutes manières..) 5 messages.. oui j'ai changé. Le problème et le pire serait d'appliquer ça à tous. Certains sont différents mais il ne faut pas baisser la garde, jamais. (Même avec toi.) Midinette dans mes poèmes je suis à présent lucide, un peu dure peut-être. Et sachant mieux me défendre. Hélas .
Le baguenaudage fait perdre quelques illusions. Sur TOUS. Et parfois, de belles histoires, incontestablement. Paradoxalement, c'est aussi avoir le pouvoir (parce qu'on n'aime pas et étrangement, pour cette raison, on est respectée car on est à conquérir.) Aimer est le danger. Il ne faut pas. C'est s'offrir à tous coups possibles. (Mais ça vaut aussi en dehors de ce cadre.) Si on garde la distance, tout va bien.
mardi 30 juin 2015
L'éteignoir. Les féministes radicales, analyse


D'après les féministes dites "radicales", l'amour et la conjugalité sont des inventions du système patriarcal pour exploiter les femmes et ainsi bénéficier gratuitement de leur force de travail et de reproduction.. On n'est pas très loin de Marx repris version femmes et à l'américaine, pragmatiste. [Mais il va de soi que parfois il peut y avoir retournement et que des femmes -notamment de "droite"- tirent leur épingle du jeu en renvoyant l'exploitation à l'envoyeur, pas de la même manière que les hommes puisqu'elles s'inscrivent à contre-courant du système : en apparence soumises, rejetant le féminisme, faire-valoirs d'une idéologie qui opprime les "autres" dont elles font semblant de ne pas voir qu'elles y sont elles aussi inscrites -et qu'elles mêmes souvent, in fine, le payeront cher- elles obtiennent ainsi les suffrages masculins et des avantages non négligeables de prestige, financiers ou d'estime voire d'amour. (A moduler selon les classes sociales, cela peut aller d'une villa luxueuse à Deauville à un trois pièces bien situé dans le 15ième ou un HLM dans le XXième.) Le prix à payer est la dé solidarisation de leurs congenres, une certaine distance méprisante de leur part et des relations difficiles avec les "dissidentes".]
Elles le payeront cher parfois car leur levier de base est le sexe, la séduction masculine, une quasi prostitution soft parfaitement admise si bien que la concurrence est ride (euh, rude) et l'angoisse d'être supplantées comme elles même en ont supplanté d'autres, de perdre leur allure, leur jeunesse donc leur pouvoir les taraude en un perpétuel combat contre les rivales et contre l'âge dont elles ne sortiront jamais vainqueures, s'infligeant des tortures diverses pour le plus grand bonheur des professionnels hommes (et de la croissance) qui en profitent ; il arrive qu'elles en meurent. Chirurgie esthétique, implants, injections de collagène et autre, ou plus soft, maquillages et teintures -toxiques, bronzage (idem), brushings, vêtements incommodes voire dangereux (talons hauts, serrage de la taille, gaines, soutiens gorges etc..) régimes draconiens, saunas à outrance -pour maigrir-, et ingestion de certains médicaments coupe-faim (par exemple le Médiator) la liste est infinie. Diane de Poitiers, sculpturale, sportive, émérite cavalière dont l'éternelle jeunesse faisait l'admiration de la Cour est morte d'ingestion de poussière d'or censée préserver l'éclat de la peau qu'on a retrouvée en quantité dans ses os ; d'autres, du Médiator -pour maigrir-, d'autres encore d'implants PIP qui ont lâché dans leur corps des quantités d'huile (de moteur), et certaines souffrent de maladies causées ou largement favorisées par des opérations esthétiques multiples, d'où infections succédantes traitées par tel antibiotique dangereux etc.. Sans compter les cas moins graves, tel celui de celles dont la colonne vertébrale est littéralement détruite par le port permanent de très hauts talons -qui ensuite, malgré des interventions -qui ne réussissent pas à tout coup- ne peuvent plus marcher du tout-..
L'amour, une invention du système patriarcal? Peut-être. Par l'amour, on peut tout avoir gratuitement (mais cela joue dans les deux sens) : qui songerait, qui oserait exiger quoi que ce soit pour une tache si naturelle et si noble (fût-elle épuisante voire dangereuse) que faire des enfants, prendre soin de sa famille, de son mari, sans relâche et parfois tout en travaillant à l'extérieur? Le fait est que personne n'y songe, même et surtout pas elles. Elles sont aimées, aiment, l'amour toujours.. et heureuse. Un choix.
La preuve : lorsqu'il y a séparation, certains hommes, peut-être la majorité ? en toute sincérité, ne comprennent pas pourquoi tout "ceci" requerrait une quelconque indemnité compensatoire. Quelle soudaine et sordide réaction pensent-ils, qui montre bien ce qu'elles valent réellement.. (et c'est en partie vrai) : ne l'ont-elles pas librement choisie, cette situation? Est-ce de leur faute si elles n'ont pas réussi une carrière comme eux alors qu'ils leur ont "tout" donné? Ne les ont-elles pas exploités, eux, au contraire ? Ne serait-ce pas eux qui devraient réclamer pour s'être ainsi épuisés à la tache quand elles s'amusaient avec les enfants -ce qu'ils auraient bien aimer faire-? N'est ce pas eux qui ont été durement exploités ? Et pour cela il faudrait en plus qu'elles continuent même après la rupture? (Ces réactions indignées sont encore plus violentes si c'est elles qui l'ont initiée.)
Ce n'est pas tout à fait faux : elles ont en effet bénéficié parfois de l'argent gagné par l'homme et leur tache en a certainement été facilitée : assurées que la famille n'en pâtirait pas, elles ont aussi négligé leur carrière.. pour elles-mêmes aussi, s'octroyant parfois quelques moisirs (euh, loisir) mais également pour en faire bénéficier leur entourage. Pire, il se peut même qu'elles aient résisté longtemps malgré les rebuffades, les infidélités (exprimant clairement le désir de l'homme de rompre) et ce en grande partie pour leur sécurité financière, leur confort... comme cette femme de soixante ans -un peu abîmée physiquement- maltraitée, trompée qui, lorsqu'on lui reprochait de rester tout de même avec un tel homme rétorquait franchement : "C'est que j'ai une si belle maison, avec une superbe piscine, un jardin d'hiver magnifique et une terrasse avec vue sur [...] et cela je ne veux pas le perdre.. je ne pourrais jamais vivre ailleurs à présent et puis il n'est presque jamais là, il travaille tout le temps alors, tranquille.." Exploiteuse? Exploitée? Les deux.
Le système profite en effet aux hommes en premier mais également les corrode : usés parfois, ils en veulent à leurs femmes de l'être moins, robustesse naturelle ou vie moins stressante? Peut-être les deux. Il ne faut donc pas simplifier. Les femmes sont certes en général victimes mais les variations infinies des configurations font que parfois on ne s'y retrouve plus tout à fait, y compris lorsqu'il s'agit de soi (!) Lorsqu'un tandem se délite, (hard) les questions fusent aussitôt : quelle partie a été la plus porteuse ? Difficile de le savoir après coup. L'ai-je exploité ? Oui en un sens. Souvenir des intrigues épuisantes et infinies des cadres sup aux [..] et des jeunes loups qui convoitaient son poste... ce qui le laissait à bout de forces le soir? Mais ne l'ai-je pas soutenu sans relâche ou presque ? ne disait-il pas lui-même que sans moi il n'aurait jamais résisté? M'a-t-il exploitée? Un peu au départ, seule dans ce taudis que je m'ingéniais en vain à rendre agréable quand lui profitait d'un luxueux bureau et rentrait le plus tard possible "pour se détendre un peu" c'est vital? Mais ensuite, grâce à Annie, ce fut moins flagrant : je bénéficiais d'un bel appartement, de quelqu'un/e qui s'occupait des enfants et quand je rentrais fatiguée, de son soutien indéfectible. Ai-je négligé ma carrière pour la famille? Ce n'est pas sûr. Pas toujours. Je manque sans doute d'ambition, je ne sais pas me faire valoir (suite à mon passé). Lorsque, après la publication de mon premier livre, j'ai été pressentie pour Rathcliffe, (une chance que j'ai refusée) oui, c'est certain. Mais était-ce pour la famille? Pour lui? Peut-être mais pas seulement : mettre l'océan entre Marguerite (78 ans) et moi m'était impossible. Donc...
Il est vrai que j'ai assumé 80% des taches ménagères mais c'était normal compte tenu de son boulot qui ne lui laissait aucun répit... (et sur ce coup je suis plus dégourdie que lui.) Mal assumées peut-être mais je ne pouvais faire mieux compte tenu que je bossais aussi. Il ne s'en est jamais plaint... avant notre séparation. [Cela fait penser à un client qui, lorsqu'on lui présente l'addition qu'il n'avait pas prévu de payer -et le fait est qu'en principe, contractuellement, c'était gratuit- se montre soudain après coup mécontent du repas que cependant il a mangé, une douloureuse surprise en effet... mais pour les deux : pour elle de devoir réclamer, pour lui de se voir requérir.] Lorsque l'amour disparaît ou est en stand bye (mais a-t-il vraiment existé? n'est ce pas une invention du système?) en effet les services gratuits soudain changent de nature et deviennent payants, d'où l'indignation de ceux qui ne comprennent ni n'acceptent cette modification sans préavis du tacite contrat qui les liait -par l'amour- ... Perversité, vénalité des femmes crient-ils ? Parfois peut-être mais la plupart du temps c'est pour elles simplement une nécessité (si elles ont tout sacrifié à la famille et se retrouvent totalement démunies) ou un juste droit sur la base que si elles avaient prévu le désamour et la rupture, elles auraient autrement investi leur carrière et ne seraient pas dans le besoin. Les deux peuvent se dire, les configurations sont innombrables et vont du zéro à l'infini, mais reste en effet que ce qu'on appelle l'amour est bien pratique dans les deux cas pour exploiter l'autre.. mais qu'étant donné les statistiques des revenus respectifs dans un couple, c'est la femme qui la plupart du temps en fait les frais ..
Aimer, surtout plus fort que soi, (c'est à dire l'homme dans une société qui le favorise) c'est se livrer, s'abaisser, prendre des risques, celui d'être rejeté/e, humilié/e et de facto de devenir MÉPRISABLE même à ses propres yeux. Cela n'arrivera plus. Car un même un texte littéraire, selon la manière dont il est reçu, sera sublime ou abject, glorieux ou pitoyable. Ce fut le second cas. Tant pis, tant mieux? Je regrette d'avoir écrit ces poèmes à présent détruits*. Baste, la montagne est belle. Méritait-il et méritais-je cela? Tout comptes faits, non. Dans les deux sens. Une belle histoire qui finit mal, forcément.. [le fils d'un homme d'affaires juif libanais (Montaigu) et celle d'une hussarde noire de la République de surcroît cévenole et communisante (Capulet), cela pouvait que mal finir]**.
* Pas totalement puisque gmail les conserve.
** Car trois ou quatre jours après la lettre-éteignoir, le funeste stroboscope en stand bye s'est hélas remis en marche. Dommage.
Elles le payeront cher parfois car leur levier de base est le sexe, la séduction masculine, une quasi prostitution soft parfaitement admise si bien que la concurrence est ride (euh, rude) et l'angoisse d'être supplantées comme elles même en ont supplanté d'autres, de perdre leur allure, leur jeunesse donc leur pouvoir les taraude en un perpétuel combat contre les rivales et contre l'âge dont elles ne sortiront jamais vainqueures, s'infligeant des tortures diverses pour le plus grand bonheur des professionnels hommes (et de la croissance) qui en profitent ; il arrive qu'elles en meurent. Chirurgie esthétique, implants, injections de collagène et autre, ou plus soft, maquillages et teintures -toxiques, bronzage (idem), brushings, vêtements incommodes voire dangereux (talons hauts, serrage de la taille, gaines, soutiens gorges etc..) régimes draconiens, saunas à outrance -pour maigrir-, et ingestion de certains médicaments coupe-faim (par exemple le Médiator) la liste est infinie. Diane de Poitiers, sculpturale, sportive, émérite cavalière dont l'éternelle jeunesse faisait l'admiration de la Cour est morte d'ingestion de poussière d'or censée préserver l'éclat de la peau qu'on a retrouvée en quantité dans ses os ; d'autres, du Médiator -pour maigrir-, d'autres encore d'implants PIP qui ont lâché dans leur corps des quantités d'huile (de moteur), et certaines souffrent de maladies causées ou largement favorisées par des opérations esthétiques multiples, d'où infections succédantes traitées par tel antibiotique dangereux etc.. Sans compter les cas moins graves, tel celui de celles dont la colonne vertébrale est littéralement détruite par le port permanent de très hauts talons -qui ensuite, malgré des interventions -qui ne réussissent pas à tout coup- ne peuvent plus marcher du tout-..
L'amour, une invention du système patriarcal? Peut-être. Par l'amour, on peut tout avoir gratuitement (mais cela joue dans les deux sens) : qui songerait, qui oserait exiger quoi que ce soit pour une tache si naturelle et si noble (fût-elle épuisante voire dangereuse) que faire des enfants, prendre soin de sa famille, de son mari, sans relâche et parfois tout en travaillant à l'extérieur? Le fait est que personne n'y songe, même et surtout pas elles. Elles sont aimées, aiment, l'amour toujours.. et heureuse. Un choix.
La preuve : lorsqu'il y a séparation, certains hommes, peut-être la majorité ? en toute sincérité, ne comprennent pas pourquoi tout "ceci" requerrait une quelconque indemnité compensatoire. Quelle soudaine et sordide réaction pensent-ils, qui montre bien ce qu'elles valent réellement.. (et c'est en partie vrai) : ne l'ont-elles pas librement choisie, cette situation? Est-ce de leur faute si elles n'ont pas réussi une carrière comme eux alors qu'ils leur ont "tout" donné? Ne les ont-elles pas exploités, eux, au contraire ? Ne serait-ce pas eux qui devraient réclamer pour s'être ainsi épuisés à la tache quand elles s'amusaient avec les enfants -ce qu'ils auraient bien aimer faire-? N'est ce pas eux qui ont été durement exploités ? Et pour cela il faudrait en plus qu'elles continuent même après la rupture? (Ces réactions indignées sont encore plus violentes si c'est elles qui l'ont initiée.)
Ce n'est pas tout à fait faux : elles ont en effet bénéficié parfois de l'argent gagné par l'homme et leur tache en a certainement été facilitée : assurées que la famille n'en pâtirait pas, elles ont aussi négligé leur carrière.. pour elles-mêmes aussi, s'octroyant parfois quelques moisirs (euh, loisir) mais également pour en faire bénéficier leur entourage. Pire, il se peut même qu'elles aient résisté longtemps malgré les rebuffades, les infidélités (exprimant clairement le désir de l'homme de rompre) et ce en grande partie pour leur sécurité financière, leur confort... comme cette femme de soixante ans -un peu abîmée physiquement- maltraitée, trompée qui, lorsqu'on lui reprochait de rester tout de même avec un tel homme rétorquait franchement : "C'est que j'ai une si belle maison, avec une superbe piscine, un jardin d'hiver magnifique et une terrasse avec vue sur [...] et cela je ne veux pas le perdre.. je ne pourrais jamais vivre ailleurs à présent et puis il n'est presque jamais là, il travaille tout le temps alors, tranquille.." Exploiteuse? Exploitée? Les deux.
Le système profite en effet aux hommes en premier mais également les corrode : usés parfois, ils en veulent à leurs femmes de l'être moins, robustesse naturelle ou vie moins stressante? Peut-être les deux. Il ne faut donc pas simplifier. Les femmes sont certes en général victimes mais les variations infinies des configurations font que parfois on ne s'y retrouve plus tout à fait, y compris lorsqu'il s'agit de soi (!) Lorsqu'un tandem se délite, (hard) les questions fusent aussitôt : quelle partie a été la plus porteuse ? Difficile de le savoir après coup. L'ai-je exploité ? Oui en un sens. Souvenir des intrigues épuisantes et infinies des cadres sup aux [..] et des jeunes loups qui convoitaient son poste... ce qui le laissait à bout de forces le soir? Mais ne l'ai-je pas soutenu sans relâche ou presque ? ne disait-il pas lui-même que sans moi il n'aurait jamais résisté? M'a-t-il exploitée? Un peu au départ, seule dans ce taudis que je m'ingéniais en vain à rendre agréable quand lui profitait d'un luxueux bureau et rentrait le plus tard possible "pour se détendre un peu" c'est vital? Mais ensuite, grâce à Annie, ce fut moins flagrant : je bénéficiais d'un bel appartement, de quelqu'un/e qui s'occupait des enfants et quand je rentrais fatiguée, de son soutien indéfectible. Ai-je négligé ma carrière pour la famille? Ce n'est pas sûr. Pas toujours. Je manque sans doute d'ambition, je ne sais pas me faire valoir (suite à mon passé). Lorsque, après la publication de mon premier livre, j'ai été pressentie pour Rathcliffe, (une chance que j'ai refusée) oui, c'est certain. Mais était-ce pour la famille? Pour lui? Peut-être mais pas seulement : mettre l'océan entre Marguerite (78 ans) et moi m'était impossible. Donc...
Il est vrai que j'ai assumé 80% des taches ménagères mais c'était normal compte tenu de son boulot qui ne lui laissait aucun répit... (et sur ce coup je suis plus dégourdie que lui.) Mal assumées peut-être mais je ne pouvais faire mieux compte tenu que je bossais aussi. Il ne s'en est jamais plaint... avant notre séparation. [Cela fait penser à un client qui, lorsqu'on lui présente l'addition qu'il n'avait pas prévu de payer -et le fait est qu'en principe, contractuellement, c'était gratuit- se montre soudain après coup mécontent du repas que cependant il a mangé, une douloureuse surprise en effet... mais pour les deux : pour elle de devoir réclamer, pour lui de se voir requérir.] Lorsque l'amour disparaît ou est en stand bye (mais a-t-il vraiment existé? n'est ce pas une invention du système?) en effet les services gratuits soudain changent de nature et deviennent payants, d'où l'indignation de ceux qui ne comprennent ni n'acceptent cette modification sans préavis du tacite contrat qui les liait -par l'amour- ... Perversité, vénalité des femmes crient-ils ? Parfois peut-être mais la plupart du temps c'est pour elles simplement une nécessité (si elles ont tout sacrifié à la famille et se retrouvent totalement démunies) ou un juste droit sur la base que si elles avaient prévu le désamour et la rupture, elles auraient autrement investi leur carrière et ne seraient pas dans le besoin. Les deux peuvent se dire, les configurations sont innombrables et vont du zéro à l'infini, mais reste en effet que ce qu'on appelle l'amour est bien pratique dans les deux cas pour exploiter l'autre.. mais qu'étant donné les statistiques des revenus respectifs dans un couple, c'est la femme qui la plupart du temps en fait les frais ..
Aimer, surtout plus fort que soi, (c'est à dire l'homme dans une société qui le favorise) c'est se livrer, s'abaisser, prendre des risques, celui d'être rejeté/e, humilié/e et de facto de devenir MÉPRISABLE même à ses propres yeux. Cela n'arrivera plus. Car un même un texte littéraire, selon la manière dont il est reçu, sera sublime ou abject, glorieux ou pitoyable. Ce fut le second cas. Tant pis, tant mieux? Je regrette d'avoir écrit ces poèmes à présent détruits*. Baste, la montagne est belle. Méritait-il et méritais-je cela? Tout comptes faits, non. Dans les deux sens. Une belle histoire qui finit mal, forcément.. [le fils d'un homme d'affaires juif libanais (Montaigu) et celle d'une hussarde noire de la République de surcroît cévenole et communisante (Capulet), cela pouvait que mal finir]**.
* Pas totalement puisque gmail les conserve.
** Car trois ou quatre jours après la lettre-éteignoir, le funeste stroboscope en stand bye s'est hélas remis en marche. Dommage.
L'éteignoir
"L'œuf du serpent"*, c'est ce qu'on a vécu et contrairement aux apparences, je m'en serais peut-être ? mieux tirée que toi? Forte [comme un chien abandonné, qui, malgré sa détresse, est si habitué à être chassé à coups de pied qu'il y résiste, oublie, et aussitôt repart à sa quête, suppliant encore et encore qu'on le recueille.. jusqu'à ce qu'il trouve enfin quelqu'un qui lui ouvre sa porte, quelqu'un à qui s'attacher... et finalement, devenu sauvage à force de rebuffades, renonce à sa niche ... et s'en va, seul, recherchant comme un nécessaire répit la solitude qu'il avait si ardemment fuie (!)] .. forte donc mais fragile à la fois [par l'amour -que je voue à tout, notamment aux animaux, mes premiers et souvent seuls compagnons]. J'oublie les drames. Pas toi. [Mais tu me les remémores.] La mort viendra nous prendre que tu n'auras toujours pas oublié ou juste trois secondes avant de t'éteindre [ou après que moi je ne me sois éteinte**], le temps de te dire, avant la séparation définitive : "Si seulement on pouvait revenir en arrière". Comme disait Kafka, (de lui-même dans les "Lettres à Milena") tu n'as pas en toi suffisamment de..? de passion? de plaisir de l'autre? de FACULTÉ DE SORTIR DE TOI, DE L'APPÉTER? de "vouloir-vivre irrationnel" comme dirait Schopenhauer [ou encore, mais ça va avec, TU AS TROP DE...DE "FIERTÉ" ? D'INALTÉRABLE ORGUEIL ? QUELQUE CHOSE DE DUR, D'IMPITOYABLE ENVERS TOI-MÊME (ET DE FAIT ENVERS L'AUTRE) QUI VA JUSQU'AU SUICIDE AFFECTIF, au masochisme ?] ou tout simplement et tout bêtement PAS ASSEZ D'AMOUR, ce que Kafka n'osait peut-être pas avouer à Milena qui seule avait réussi à le dégeler un temps, comme moi peut-être pour toi.. (ne lui parla-t-il pas ensuite de sa nouvelle compagne, celle qui devait l'accompagner jusqu'à la fin, en ces termes curieux :"J'AI ENFIN TROUVÉ LA SOLUTION!" ?) Comme toi, il était juif et comme toi, issu d'une famille trad assez hard (cf "Lettres à mon père.") comme toi difficile à aimer et incapable de .. je ne sais pas.. bref je ne sais pas le terme mais il TE MANQUE QUELQUE CHOSE pour pouvoir oublier et aimer (du moins m'aimer moi.) J'aurai tout de même essayé avec ce blog, ces poèmes que je viens de détruire. Tant pis. Ou peut être tant mieux. Aimer un ombre et refuser le soleil n'est pas bien.
*C'est passé à un poil ! ms à présent, avec mes dents, du moins
la moitié, tout était revenu OK. (De +, je peux PRESQUE manger : hier, une
SALADE ! pour la première fois depuis des années !) Dommage, tu n'en profites
pas !
________________
- ON OUBLIE JAMAIS;
TOI ENCORE MOINS QUE MOI.
- Si : mes poèmes l'attestent. Comme le chien autrefois
abandonné par qui était sa vie entière, (ici ma mère) et souvent chassé, (les
abandonnés par la suite choisissent des "abandonneurs" vocatifs à l’image
de leurs aimés d'autrefois).. comme le chien abandonné donc, je frétille quand
même et reviens, et tente encore, de toutes les manières, avec tous les
"talents" à sa disposition, (quitte à les susciter en moi) ici la
littérature, de me faire à nouveau aimer, sans une once de décence car c’est une
question de survie, je m'en aperçois après coup, et j'en ai eu honte d'où la destruction
du blog.
- ON ESSAYE DE VIVRE AVEC. L'AMOUR, N'ES PAS UNE HISTOIRE AVEC UN PASSÉ, UN PRÉSENT ET UN ESPOIR DE FUTUR ?
- Oublier quoi? L'amour ? Ou les drames? Je ne comprends pas ta phrase.
- POUR TOI, C'EST PLUS FACILE. TU ES PARTIE, TON HORIZON A CHANGÉ.
- La, je suis d'accord. Mais tout de même mon horizon est aussi tragique => pour les mêmes raisons (de lieu) car à ta perte s'ajoute celle de Lydie, et de tant d'autres qui ont vécu ici. Plus à présent celle de Tess.
- QUAND TU ME DIS: DIS MOI LES MOTS, JE LES DIRAI
CELA VEUT DIRE QUE TU N'AS PAS COMPRIS.
- Sur le coup, c'est vrai, je suis fofolle : si profonde était ma joie [mes dents, ma belle gueule retrouvée et le sentiment qu'il fallait en profiter et faire en sorte que tu en profites, rappelle-toi, je n'osais pas t'embrasser avant] .. que j'avais RÉUSSI sans effort à tout oublier et retrouvé automatiquement, mentalement, "mon petit Bébert" du passé. [Par ailleurs, j'avais frôlé le grand départ, ça permet de relativiser les choses et après de mieux goûter la vie.] Comme au cours d'une crise d'Alzheimer.
Ta lettre a joué le rôle d’éteignoir : petit à petit, (un
jour ou deux ?) j'ai atterri, en douceur, grâce ou à cause de toi.. et
L'HUMILIATION alors m'est apparue, atroce, HONTEUSE, misérable => d’où la destruction
des poèmes, hélas impossible sur le gmail. L'amour certes n'est pas honteux,
mais lorsqu'il représente, exprime tant de.. ? de force, de désespoir, de nuits
blanches, de souffrances infinies accumulées, [de joies aussi, qu'on tente de
transmettre] et également D'ABAISSEMENT… et qu'il est rejeté [du moins de cette manière
car le silence, même un peu méprisant, m'eût convenu] l'abaissement consenti
QUI N'EN ÉTAIT PAS VRAIMENT UN (au cas où il y aurait été répondu) alors, le
devient jusqu'au dégoût de soi-même et la honte infinie, surtout s'il a été
plus ou moins "ouvert". AIMER, C'EST PRENDRE DES RISQUES, C'EST
TENDRE SON CUL DEVANT QUELQU'UN QUI PEUT VOUS LE DÉCHIRER AVEC PLAISIR. Rare
mais ça arrive. Ou vous caresser et jouir avec vous.
Ce qui m'est arrivé avec ces poèmes. C'est comme si j'étais-re- tombée amoureuse, délire des corps, joie, passion, etc. et qu'ensuite le mec se soit levé posément, froidement reboutonné et qu'il m'ait dit : "c'était bien, merci -au fait vous combien dois-je?- mais j'aurais eu un orgasme plus complet (et vous auriez ainsi gagné ma clientèle) si vous aviez pensé à appuyer sur mon scrotum juste avant, comment ne me connaissez vous pas? et ne connaissez vous pas votre métier? Je vais vous montrer." Ou l'inverse : "vous me devez X Euros"..
-TU NE SAIS PAS DE QUOI JE PARLE. TU NE SAIS PAS CE QUE TU AS FAIT.
-Bizarre ; maintenant que je te lis (donc, forcée, je me remémore), J'ALLAIS TE DIRE EXACTEMENT LA MÊME CHOSE !!
-EST CE POSSIBLE ?
EST CELA AIMER ?
FAUT IL QUE JE TE SOIS SI ÉTRANGER ?
-IDEM.
____
lundi 29 juin 2015
L’œuf du serpent et Kafka
C'est ce qu'on a vécu et contrairement aux apparences, je m'en suis peut-être ? mieux tirée que toi. Forte oui, (cad sans illusions, habituée depuis tjrs à la solitude, armée pour y résister voire l'appétant) et fragile à la fois (par l'amour -que je voue à tout, notamment aux animaux, mes premiers et souvent seuls compagnons*-). J'oublie les drames. Pas toi. Mais tu me les remémores et ça arrête tout, la mort viendra nous prendre que tu n'auras toujours pas oublié ou juste 3 secondes avant de t'éteindre ou après que moi je me sois éteinte et de te dire "j'ai été con, si seulement on pouvait revenir en arrière". Comme disait Kafka, (de lui-même dans les "Lettres à Milena") tu n'as pas en toi suffisamment de.. de quelque chose, de passion? de plaisir avec l'autre? de faculté de sortir de soi? de vouloir-vivre comme disait l'autre? ou D'AMOUR, tout simplement, ce qu'il n'osait pas avouer à Milena qui l'avait fasciné, dégelé plutôt quelque temps.. (ne lui parla-t-il pas ensuite de sa nouvelle compagne, celle qui devait l'accompagner jusqu'à la fin, en ces termes curieux :"J'AI ENFIN TROUVÉ LA SOLUTION!" ?) Comme toi, il était juif et comme toi, issu d'une famille trad (cf "Lettres à mon père.")
.. bref je ne sais pas le terme mais il te manque de "ça" pour pouvoir oublier et continuer à aimer (du moins m'aimer moi.) J'aurai tout de même essayé avec ce blog, ces poèmes que je viens de détruire. Tant pis. Ou peut être tant mieux. Aimer un ombre et refuser le soleil n'est pas très sain.
.. bref je ne sais pas le terme mais il te manque de "ça" pour pouvoir oublier et continuer à aimer (du moins m'aimer moi.) J'aurai tout de même essayé avec ce blog, ces poèmes que je viens de détruire. Tant pis. Ou peut être tant mieux. Aimer un ombre et refuser le soleil n'est pas très sain.
dimanche 28 juin 2015
Inscription à :
Articles (Atom)




