Les monoptères

Les monoptères
Les monoptères (ceux qui n'ont qu'une aile)

mercredi 8 juillet 2015

Les articles, plus ou moins dans l'ordre réel

§  Tristan
§  Tristan
§  Le silure
§  Aux Mages, sans dents (!) sans ordinateur, ni net,

§  Barbara

Les articles, dans l'ordre inversé

A l'homme enfant

A l'homme-enfant venu d'ailleurs, 
Si fort mais qui avait si peur,
Que j'ai saisi par la main, 
A peine tendue, avec vigueur,
Unissant ma force à sa faiblesse, 
Ma fragilité à sa hardiesse
Le tirant sur le chemin
Que lui avait choisi, louvoyant,
Petit Poucet-Eurydice.
Un combat de vingt ans..
A deux contre ?... contre tant ! 

A l'homme dont, épuisée en lice,
Insoumise à la fin vaincue,
J'ai lâché la main, desserrant la prise 
Et qui aux Enfers a disparu..
Orphée, qui à jamais s'est tu.
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dimanche 5 juillet 2015

Obscénités, machisme et pouvoir ou "suce ma bite" version soft. Lettre ouverte à un notable de province

Contexte. Une conversation au téléphone au départ banale, amicale, puis quelques remarques de mon interlocuteur sur sa santé et la chaleur... et j'embraye sur le végétarisme (qui réduirait considérablement l'effet de serre), le coté malsain de la viande, la manière effroyable dont les animaux sont tués.. etc un "débat" (si l'on peut dire) au début badin (et les puces alors?) puis assez hard (je ne lâche pas l'affaire) avec donc un carnivore fier de l'être (en surpoids sensible et d'âge avancé, d'où mes discrètes suggestions) de sexe masculin.. qui s'est mal terminé.. par une blague obscène dégueulasse de sa part [que l'on pourrait traduire en termes loubards de banlieue "suce ma bite"] et clic j'ai raccroché. Oyez mes amies ma réponse sous forme de lettre ouverte que l'on pourrait titrer "de l'obscénité" (un peu toilettée afin qu'il ne soit pas reconnu, je suis trop bonne.) 
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Mon cher Hubert,

L'obscénité est un art difficile qui requiert talent ou au minimum savoir-faire. Même ses grands spécialistes que furent et sont encore les "Charlie", parfois, ont lamentablement raté leur coup. On est sur le fil du rasoir, c'est tout ou rien, rires complices [malgré soi parfois] ou bronca de pré lynchage voire pire, silence méprisant. De fait, ceux qui se l'autorisent sont ceux qui croient ne pas redouter de fortes réactions c'est à dire CEUX QUI ONT LE POUVOIR ou qui tentent de le prendre au bluff [ou des malavisés ayant trop présumé de leur position]. Ils s'adressent alors à un/e supposé/e inférieur/e, la plupart de temps, c'est un homme qui tacle une femme, mais il y a aussi des cas inverses, rares [voir Ingrid in " Secret de famille", Frison-Roche éditeur, mais en ce cas la femme occupe une position très dominante.]

Mais [dans les cas banaux où il n'est pas vraiment question de manifestation ou de prise de pouvoir par une provocation odieuse, QUOIQU'ON SOIT TOUJOURS SUR LE FIL DU RASOIR]... dans le cas d'un sketch d'acteur par exemple, la pierre angulaire est là : le rire.. ou le plouf. [Lorsqu'il s'agit d'un rapport de pouvoir, il est fréquent que le dominé fasse semblant de rire pour ne pas froisser l'artiste, même s'il se fait son agresseur, et c'est d'ailleurs ce que celui-ci escompte.] Or, il n'est pas facile de faire rire. Et l'obscénité est un pari risqué.

Il faut : 1 : être sûr que, venant à propos, elle fera rire, ce rire qui seul peut faire passer la potion. Si ce n'est pas le cas, c'est juste un mot de "trop" QUI SUSCITE LE DÉGOÛT ET LE MÉPRIS [comme dans l'acte sexuel au cours duquel un même "geste" peut être jouissif ou répugnant... et il n'y a pas d'intermédiaire entre les deux], un minable sarcasme intentionnellement insultant, une forme D'AGRESSION SOURNOISE qui ne dit pas son nom, eidétique, idéologique, sexiste, voire sexuelle ou simplement genrée*.
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2 : être sûr que le public le prendra bien au second degré [exemple célèbre du sketch - non obscène- de Guy Bedos et Sophie Daumier, "Marakech" dans lequel certains ont vu du racisme lorsqu'au contraire ils se moquaient des touristes méprisants envers les arabes.] Il reste que parfois CERTAINS EN JOUENT [exemple de Le Pen ou Dieudonné avec leurs "blagues" antisémites {jamais obscènes cependant} soi disant anodines et {en cas de rétorsion} à "prendre au second degré".. {"Et la liberté d'expression, bordel?"} qui sont en fait des paquets d'ordure intentionnellement ciblés pour réouvrir des plaies et les fouiller à plaisir. De toutes manières, et c'est là la cruauté du "jeu", comme L'OBSCÉNITÉ, CE N'EST PAS RATTRAPABLE ; DIRE "EXCUSEZ-MOI" NE FAIT QUE RENFORCER LE MALAISE DE LA VICTIME et peut même être pervers, à l'instar des avocats qui, devant un jury, font [par lapsus!] état d'un fait qu'ils savent ne pas avoir le droit d'invoquer [exemple, "la victime de mon client a été soupçonnée de déficience mentale...  ou de vagabondage sexuel"..] et qui, repris, s'exclament, faussement confus "n'en tenez pas compte, je retire, je suis désolé". MAIS QUI POURRA OUBLIER ? [Il en va de même de toute insulte, surtout bien ciblée ; "on lui a dit qu'elle avait l'air d'une grosse vache avec son cul qui remue.. Excusez-moi, je ne faisais que citer, je retire"..] Une attitude perverse, un procédé malhonnête pour exprimer des "idées" [si l'on peut dire] dont on n'est pas fier ou qui tombent sous le coup de la loi, par exemple "incitation à la haine raciale" {ou à la haine des femmes}.. des "idées" qui de toutes manières sont insoutenables... une manière retorse d'agresser verbalement sexuellement quelqu'une [par le biais d'un groupe {juifs, roms, femmes}.. auquel il/elle appartient, faisant mine de ne pas s'en soucier quand en fait l'attaque est calculée]... lorsque, au cours d'un débat qui n'a rien à voir avec leur situation [de juive, femme, rom..] un débat mettons écolo qu'elle mène sans rien lâcher [mettons que sa protagoniste soit une spécialiste de la question] l'agresseur manque cruellement d'arguments à son encontre. Le dos au mur, il déplace une problématique vers le sexe [et le sexe obscène, la paillardise immonde, devant une potentielle victime de celui-ci] alors qu'il n'avait strictement rien à y voir, un procédé MACHISTE CLASSIQUE [il s'agit presque toujours d'un homme s'adressant à une femme] déloyal, odieux et intrusif : MENTIONNER DE BUT EN BLANC, JE CITE, DES "DAMES QUI, LORSQU'ELLES FONT UNE PIPE, AVALENT LE SPERME".. EST UNE INTRUSION [IL SE TROUVE QUE J'ÉTAIS EN TRAIN DE BOIRE UN CRÈME.] Ces "idées", si l'on peut dire, sous jacentes qu'on ne peut exprimer ouvertement sont : le racisme, l'antisémitisme ou son corollaire, le révisionnisme, le mépris de l'environnement, des femmes et des animaux... Là, mon cher, tu avais presque un sans-faute au bac avec félicitations du jury. Bravo.

3 : il faut aussi moduler ses propos en fonction du public, qu'il soit unique (facile) ou nombreux (plus difficile). On ne s'adresse pas de la même manière à une femme, à un "vieux", à un/e militant/e écolo, à un africain, un/e obèse, amblyope etc... et on ne parle pas à une femme, fût-elle amie comme à son ordonnance de cavalerie [et même à un homme]. Et j'ajoute que, lorsqu'on se "pique", c'est le mot, de philosophie, ces exigences élémentaires de la socialité basique SONT MULTIPLIÉES PAR DIX, noblesse oblige, même si la noblesse est récente et quelque peu controuvée.

In cauda venenum, je termine par le plus important : lorsqu'on est cultivé, engagé [catho, humaniste, lyon's club ou autre], membre [même bravement "dissident" !] d'un certain establishment, fût-il un peu court... de telles obscénités, aussi inattendues que jaron sur Canebière (1) jurent comme un étron sur une nappe, interpellant celui/celle sur qui elles sont déversées impromptu... qui se sent alors OBJET DE  DÉFOULEMENT à l'instar d'une pute {réelle ou virtuelle} contre laquelle des hommes, épuisés par le can't des conventions bourgeoises {qui cependant constitue leur univers, apprécié et appété !} se "lâchent" joyeusement, ça fait du bien, comme lorsqu'on a pété ou roté. 

(1) Un "jaron", à Marseille où le tout à l'égout péchait gravement.. était... un paquet de ce que vous pensez, ou peut-être ne penseriez jamais, autrefois précipité dans un journal par les fenêtres dans les ruelles étroites où le "torpillard" -le camion-citerne récoltant... ce que vous pensez tous les matins- ne passait pas. Sur la Canebière évidemment on ne risquait rien.  http://terreenperil.blogspot.fr/2011/08/marseille-son-torpillard-ses-jarons.html

Je n'ai rien contre celles-ci -les putes-  {en revanche, beaucoup contre ceux-là -les clients-} mais ce genre de prestation :

1 : 
doit en principe être accepté et tarifé contractuellement par avance PAR LES DEUX PARTIES. 
2 : N'est de toutes manières pour l'instant pas mon boulot. 
Pour ce qui est d'une reconversion {puisqu'il est question de faire bosser les "jeunes" retraité/es} j'y songe en effet mais c'est à moi seule de décider, et de ma clientèle, et de ce que je peux offrir et accepter et il n'est pas question que quiconque m'y force. Or, comme avec moi, tu t'es "servi" d'avance, si l'on peut dire, tu me dois compensation sous peine de te monter coupable de grivèlerie, ce que la Sainte Bible condamne fortement, je ne te l'apprends pas, et te vaudrait sûrement quelques mois ou années en sus de purgatoire, je ne connais pas les tarifs pratiqués là-haut..  pas davantage ceux des putes mais 50 €, étant donné tes revenus, me paraissent un montant raisonnable [et fort profitable s'il t'économise quelque temps de rôtissoire, thermostat "faible" ou "bain Marie", j'ignore l'étendue de tes péchés par ailleurs. Bonne fille, je te fais tout de même grâce des dommages intérêts.

* Voir à ce sujet mon article "Le harcèlement genré et la notion de cinglage" [le cinglage est l'art de polir ou déformer une pièce de métal résistante par de petits coups de marteau continuels et répétés, et le harcèlement genré, BEAUCOUP PLUS FRÉQUENT que le harcèlement sexuel, est celui DE DÉSTABILISER, D'HUMILIER UNE FEMME EN TANT QUE GENRE PAR DES ATTITUDES, DES GESTES, DES POSTURES ET DES TERMES MÉPRISANTS, ET INTRUSIFS, MÊME S'ILS NE LUI SONT PAS DIRECTEMENT ADRESSÉS -PAR EXEMPLE OBSCÈNES- PARFOIS SOUS COUVERT D'HUMOUR, QUI Y FONT RÉFÉRENCE sans qu'il ne soit question de prestations sexuelles de sa part.]   http://femmesavenir.blogspot.fr/2014/03/pour-se-reperer-dans-les-dossiers.html?m=1

samedi 4 juillet 2015

La fin de l'humanité pour 2040 ? Plausible hélas

http://www.sudouest.fr/2015/06/30/si-nous-ne-changeons-pas-notre-mode-de-vie-une-etude-prevoit-la-fin-de-l-humanite-en-2040-1978349-708.php

GPA, c'est parti, yadubléalaclé, une impudente jurisprudence


Ce qui veut dire en clair : la Loi c'est la Loi, ça ne rigole pas, mais violez-là, pardon, contournez-la (avec du fric sisionpeut) et vous serez récompensé, soumettez-vous y, (si pas de fric ou trop légaliste) et on ne vous ratera pas, la Loi c'est la Loi, ça ne rigole pas, vous dis-je etc... Bon exemple pour l'avenir. Super jurisprudence.. imprudente et impudente. Qui veut dire dans les faits : vous ne pouvez acheter ou louer l'utérus d'une française, du moins en France, avec remise contractuelle du produit fini au terme de 9 mois... mais une métèque quelconque, thaï, russe, africaine, c'est sans problème, elles ont l'habitude de pondre et pois.. euh, et puis ! ce ne sont pas des gens comme "nous" n'est-ce pas ? et on vous inscrira le produit (je veux dire le machin.. le truc enfin le bébé vous avez compris ! comme s'il était vôtre, sans histoires : pour son bien !*)

* Mais le "machin", lorsqu'il aura 15 ans ou avant car il les aura ! ne s'étonnera-t-il pas d'être né en quelque sorte de l'immaculée conception de deux hommes ? ou deux femmes? ou trouvé dans un chou? Son bien ? Que pourra penser de ses "parents" un enfant lorsqu'il saura avoir été acheté, sachant que sa mère a été contrainte de louer son utérus, son corps à ceux-ci et en avoir été dépossédée dès le job fini, dès sa sortie d'elle? Grossesse, un job? Ça promet des lendemains qui chantent et je souhaite franchement qu'ils en bavent un max, ce qui arrivera. Déjà dans un cas "normal" si l'on peut dire, des parents de deux sexes différents, amoureux, procréation voulue sous la couette et réussie au quart de tour... enfin tout bien comme il faut... les ado sont souvent insupportables et vous cherchent des poux sur un œuf, mais alors là, ils auront du blé à moudre.  

jeudi 2 juillet 2015

Je te prie d'excuser ces moment de.. disons de crise [ndlr, les poèmes, qui ont été supprimés] un relâchement dont à présent j'ai honte [compte tenu en effet de ce qui s'est passé entre nous].. d'autant plus inexcusable que toi comme moi avons "refait" nos vies [pas tout à fait en ce qui me concerne (ou d'une curieuse manière), j'en suis incapable et, contrairement à ce que je pensais, ça n'a rien à voir avec toi*. A présent je pallie l'angoisse de la conjugalité (c'est à dire de l'abandon : je n'ai connu que cela, soit parce que j'ai choisi ou été choisie par de "mauvais" partenaires, soit parce que je l'ai suscité par mon emportement passionné, relié.. justement à mon angoisse de l'abandon ! cercle vicieux cf "un amour de Swann") qui demeure prégnante, par le nombre, (tous ne vont pas me lâcher en même temps quand même !) bien qu'un seul soit essentiel] ..ces délires qui t'ont fait du mal, car je pensais ou voulais penser (!) d'une manière fort peu rationnelle et raisonnable que tout pouvait peut-être recommencer ou du moins que nous pourrions trouver un statut quo QUI NE FASSE DE MAL À PERSONNE** : des relations épisodiques, en quelque sorte virtuelles, discrètes mais régulières afin que la rupture ne soit pas trop réelle, pour faire "comme si"... jusqu'à ce que, soit ça se délite tout seul mais en douceur, soit par miracle, ça se recolle. J'ai bien vu à te lire [ndlr, la réponse était que cela l'émouvait beaucoup mais que ce n'était pas les mots qu'il fallait dire et que je n'avais aucune conscience du mal que je lui avais fait] que ce n'était ni possible ni de fait (pour toi donc pour moi) souhaitable. [A ma décharge j'y avais été encouragée parce que que TU M'AVAIS PROPOSÉ DE VENIR (non pour revoir le pays, ce que j'aurais tout à fait compris, mais POUR MOI, ce que j'avais refusé : l'angoisse de la conjugalité, toujours, qui vaut même pour toi ! Par contre, avec ta compagne, ça aurait pu.) ]

JE N'AI D'AILLEURS TOUJOURS PAS COMPRIS CE DÉSIR DE ME REVOIR.. associé à cette fin de non recevoir de mes poèmes.. qui plus ou moins s'y raccrochaient ! Versatilité? Pitié ? Ou.. Pire? Ces poèmes ont en quelque sorte joué le rôle de TEST VIRTUEL, comme des plans en 3 d sur l'ordi avant la construction irrattrapable : imagine ce qui se serait passé si ça avait été in vivo. C'est facile : c'est exactement ce qui est arrivé à Tonnerre lors de notre.. première et dernière nuit amoureuse => ta fuite aussitôt et sans appel… [ndlr, il devait revenir le surlendemain ou le lendemain] et puis, comme si tu me mettais à l'épreuve, le silence (refus de répondre à mes appels) de plusieurs jours suivi de ton agressivité (lorsque j'ai enfin réussi à te joindre ou plus exactement lorsque tu t'es décidé à décrocher)… reliés à ? ta peur du sexe***, de t’être abandonné, de t'être laissé aller.]

Je pense donc qu'il vaut mieux divorcer, cela évitera de tels débordements de ma part car symboliquement, tant que nous demeurons, même formellement, mari et femme, ou du moins que nous aurons ou que J'aurai tendance à le croire même si ce n'est plus le cas, une rechute reste possible. Peux-tu t'en charger? Merci. Tu sais mon horreur des papiers. Merci beaucoup. Bien cordialement. HL

Ne t'inquiète pas pour moi ! malgré tout, j'ai de la ressource, beaucoup, et, passé la peine [intense ++ il est vrai tant je m'y étais crue.. mais provisoire] j'ai vite donné un coup de pied au fond de la piscine et remonté à toute allure à la surface. Merci encore pour tout. Salutations à ta petite Shtroumfette avec laquelle je te souhaite beaucoup de bonheur.


* Ça sert d'avoir un psy à demeure -presque- non ?!
** C'est David qui m'a encouragée à t'écrire, me voyant mal, nostalgique, voyant surtout que c'est toi que j'avais spontanément appelé quand mon bridge a lâché, plus de dents d’un coup, l'horreur ! Il savait le résultat (et me l'a avoué avant-hier) et que ça me guérirait : MAIS IL FALLAIT QUE JE LE VOIE PAR MOI-MÊME. Cruel, même pour lui, car il courrait un risque (selon lui minime)… mais efficace, et finalement la douleur, (peu après) a été bénéfique, la preuve, je vais mieux. L'allégorie de la Caverne.

*** Un syndrome paraît-il banal (voir "Le serpent à plumes" ou "Le  donjuanisme", Kierkegaard) : des hommes -parfois des mystiques- peu sensualisés voire indécis sexuels ou affectés d'une culpabilité sous jacente par rapport au sexe et/ou aux femmes.. qui ne supportent pas ou mal leur fémélitude, leur jouissance, fuyant celle qui s'est laissée "aller" (avec colère si elle insiste). Cas d'école à Tonnerre, selon David : c'est justement après cette nuit-là que tu es parti sans plus donner de nouvelles. (C'est pourquoi le traumatisme chez moi car à cela je ne m'attendais pas du tout.) Ces hommes sont parfois des Dom Juan, ils font tout pour séduire (donc, in fine faire jouir, forcément) mais rejettent ensuite celles qui ont "marché". Car ce qu'ils veulent, c'est la "victoire" (l'acte amoureux pour eux est un rapport de force : une fois acquise, la "vaincue" -celle qui a déliré dans leurs bras- ne les intéresse plus.. ils la jettent d'une manière ou d'une autre -parfois sous prétexte d'exigences impossibles à soutenir, ou au contraire symboliques- en s'arrangeant toujours pour que ce soit de sa faute.)

A Tonnerre, pour la 1ere fois, [....] J'ai eu l'impression que c'était plus ou moins ce que tu attendais depuis des années. Gagné. => Bon vent.

Car j'ai un peu perdu ma candeur depuis que je baguenaude occasionnellement => les mecs sont souvent ainsi. J'ai en ce moment un "fervent", d'habitude très comme il faut, fleurs, cafés chics, cadeaux etc..  qui m'a fait une (petite) vacherie au téléphone. Je l'ai aussitôt black boulé sans appel... J'y pense parce qu'en ce moment même, il tente de m'appeler !! et il est en train d'user ma batterie. Il en est à son ? nième coup de fil, plus messages d'excuses. Il s'abaisse? Non, pas vraiment. Il cherche juste à rattraper le coup. Avant, j'aurais peut être fondu. Plus maintenant. J'ai compris : il voulait se démarquer des autres, montrer que LUI pouvait se permettre (de m'humilier*.) Pas les autres. Qu'il est le "préféré". Si je lui pardonne, si je "cède" à ses instances désespérées, (comédie? Je ne sais pas) il recommencera. Il a juste visé trop haut, il s'est dit que ça pouvait passer, avec éventuellement un bouquet par inter flora aucazou. C’est le principe du Dom Juan [...]. mais de toutes façons, serait-il autre que je n'aurais pas davantage cédé. Je vais ouvrir la boîte de réception je sais ce que je vais trouver, des excuses, longues, émouvantes, une auto flagellation comme ils font souvent... Des professions de foi de respect (!) d’adoration etc.. à la mesure de l'humiliation qu'il m'a infligée. Mais si je n'avais pas relevé l'insulte, il ne m'appellerait plus ou peu, m'imposant par exemple ses horaires etc. À présent, c'est quand je veux comme je veux.. sauf que je ne veux plus.
Maso, ils sont. Il croit que je veux me venger, pas du tout, juste je n'en veux plus c'est tout, je ne lui ai jamais rien promis et.. le rapport bénéfices-ennuis avec lui étant à présent très fortement déficitaire, je vaux mieux que ça, "out" et sans regrets.

*Il m'a -en quelque sorte- je n'ai pas envie d'entrer dans les détails, parlé -soft, au téléphone!- de pipe et d'avaler. J'ai  immédiatement eu un spasme d'estomac et clic, fin de l'histoire. Depuis, 4 bouquets, (j'aurais préféré les sous, mais de toutes manières..) 5 messages.. oui j'ai changé. Le problème et le pire serait d'appliquer ça à tous. Certains sont différents mais il ne faut pas baisser la garde, jamais. (Même avec toi.) Midinette dans mes poèmes je suis à présent lucide, un peu dure peut-être. Et sachant mieux me défendre. Hélas .
Le baguenaudage fait perdre quelques illusions. Sur TOUS. Et parfois, de belles histoires, incontestablement. Paradoxalement, c'est aussi avoir le pouvoir (parce qu'on n'aime pas et étrangement, pour cette raison, on est respectée car on est à conquérir.) Aimer 
est le danger. Il ne faut pas. C'est s'offrir à tous coups possibles. (Mais ça vaut aussi en dehors de ce cadre.) Si on garde la distance, tout va bien.